Le deuxième portrait au fusain est fini, j'en parlerai plus tard.
Je me délecte à reparcourir les livres accumulés pendant toutes ces années d'apprentissage.
Comme tous les autodidactes, j'ai tatonné longtemps, puis un ami m'a conseillé le "COMPENDIUM A L'USAGE DES ARTISTES PEINTRES" de Jacques Blockx (1922)
Petit extrait, emprunté là :
http://www.blockx.be/
Je connaissais bien la marque Blockx, ayant définitivement opté pour ses gros tubes que je trouvais très sensuels.
Ma préoccupation première était d'apprendre un métier d'art, donc d'assurer (au moins de tenter) une perennité aux tableaux que j'aurais la joie et la fierté de vendre.
" Toutes les teintes ont une solidité minimum de 7 dans l'échelle des laines bleues qui en compte 8. Elles peuvent donc toutes être considérées comme parfaitement solide à la
lumière.
Les oxydes de fer, terres et noirs sont broyés à l'huile de lin. Tous les autres pigments sont broyés à l'huile d'oeillette crue connue pour son absence de jaunissement et la non
formation de rides lors du séchage."
Légère incartade : Le brun Van Dick que j'utilisais pour éviter le noir (jamais de noir dans ma palette, jamais) venait d'un autre fabricant.
Je citerais évidemment aussi "LA TECHNIQUE DE LA PEINTURE A L'HUILE" de
Xavier de Langlais, véritable bible
de celui qui veut peindre dans les règles de l'art. Je lui dois mes premiers glacis, et ma passion pour la peinture flamande
Et comme toute alchimie est chimie, je ne manquerais pas de citer Mérimée! Pas Prosper, mais son père,
Léonor Mérimée,
peintre et chimiste.
Et partant de cet ouvrage, "Des liants et des couleurs : Pour servir aux artistes peintres et aux restaurateurs" de Jean Petit, Jacques Roire et Henri Valot
La première édition de cet ouvrage (épuisée) était conçue à partir du livre de J.F.-L. Mérimée " De la peinture à l'huile ", qui date de 1830, de manière à commenter ses propos et poursuivre en
fonction des connaissances actuelles sur les matériaux des techniques de la peinture. Pour cette nouvelle édition, les auteurs ont préféré refondre entièrement l'ouvrage en le dissociant de celui
de Mérimée, et traiter de nombreux sujets que ce dernier n'avait pas abordés, compléter la bibliographie, ajouter les références au Colour Index des pigments maintenant souvent mentionnées dans les
catalogues des fournisseurs de couleurs pour artistes. Une part plus importante a été consacrée à la couleur et à la colorimétrie, aux vernis, etc. De nouveaux chapitres ont fait leur apparition :
la fluorescence et la phosphorescence, la notion d'indice de réfraction, du phénomène d'embu, de la rhéologie, etc. De nouvelles descriptions de résines naturelles ont été introduites, celles du
copal, de la résine dammar, de l'élémi, des résines kauri, de la laque de Chine et du japon, du sang-dragon, etc. Il en a été de même pour certains pigments comme le bistre, le chrysocolle, la
garance, le graphite, le gypse, l'iodure de mercure, le jaune de Mérimée, les couleurs de Mars, la momie, l'or, l'or des Lombards, l'or mussif, les pigments fluorescents, et d'autres matières comme
le kiëselguhr.